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fin du XXème siècles, des projets ont germés dans la tête de
nombreuses personnes.
Un aéroport international
Lors du projet d'agrandissement de l'aéroport de Fréjus, il
était prévu de l'installer dans la vallée de l'Argens à
Roquebrune sur Argens et même de faire un aéroport
international. L'idée était de faire raser les sommets du massif
pour dégager l'axe de la piste. Ce projet pharamineux ne vit
heureusement pas le jour.
 
Une citée solaire
Pendant la première crise pétrolière, une idée était venue à un
architecte de St Aygulf d'implanter une cité solaire sur la face
sud du Rocher. Toutefois, le projet étant fort coûteux, il ne
vécut que dans la tête de son inventeur.
Antranik Zakarian, fit la Une du
quotidien locale en proposant d'installer, sur la face sud ru
Rocher, une immense cité solaire. Cette idée fit l'objet d'une
thèse soutenue à l'École d'Art et d'Architecture de Marseille.
Cet inventeur avait pensé que, située sur le flanc le mieux
exposé au soleil, invisible de la vallée de l'Argens,la cité
pouvait être alimenter gratuitement en électricité solaire et
également en chauffage. Le projet était audacieux : 3500 m² de
plancher sur 18 niveaux, laboratoires de recherche susceptibles
d'accueillir 250 personnes. Une autarcie complète. Une cité
jaillie du plus parfait roman d'anticipation. Mais il fallait y
penser! Toutefois le projet fort coûteux, qui n'aurai
certainement pas eu l'aval des administrations ni des défenseurs
de l'environnement ne vécut que l'espace d'une page dans le
"Nice matin" du 23/07/1984.
 
Un barrage sur l'Argens
En
1885, Léon Boss, un Muyois ingénieur hydraulicien, eut l'idée
d'un barrage hydraulique sur l'Argens. Ce projet revint
d'actualité en 1945, au même moment que le barrage de Malpasset.
Le projet du Malpasset fut retenu, mais une histoire tragique
s'est produite : Le barrage céda, le 2 Décembre 1959 à 21 h 13
exactement. Le bruit du craquement de sa voûte alerta en premier
le gardien de l'ouvrage, qui se réfugia en haut de sa maison, à
2 Km et demi en aval . Une gigantesque vague de 40 m de haut
déferla dans l'étroite vallée à la vitesse de 70 Km/h. Balayant
tout sur son passage, elle déboucha sur Fréjus 20 minutes plus
tard, avant de se jeter dans la mer.
Le
plan ORSEC - plan d'organisation des secours - est immédiatement
déclenché. Les militaires des bases locales ainsi que des
hélicoptères de l'armée américaine basés dans les environs
s'occupent de porter secours aux survivants, mais aussi de
dégager les corps des victimes. Le général De Gaulle, président
de la République, venu sur place quelques jours plus tard,
découvrit une zone totalement sinistrée. La catastrophe fit 423
victimes. Ce fut la plus grande catastrophe du siècle dans notre
pays. Le barrage de l'Argens tomba naturellement dans l'oubli.
Une cité Européenne du cinéma
En
1962, le maire du Muy proposa le projet d'une cité Européenne du
cinéma. Mais le ministère de l'Agriculture et celui de la
culture ( André Malraux ) s'opposèrent au projet en 1965.
        
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